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vendredi, 27 novembre
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« On ne peut pas faire de miracle » dixit Edoh Komi, Adjoint au Maire du Golfe 2

« On ne peut pas faire de miracle » dixit Edoh Komi, Adjoint au Maire du Golfe 2
Edoh Komi, Adjoint au maire du Golfe 2

Près d’un an après la prise de fonction des nouveaux élus locaux au Togo, les communes (celle du Golfe 2 en particulier) malgré leurs ambitions peinent à décoller et manquent cruellement de moyens financiers pour la réalisation de leur projet. Quel est le bilan après neuf mois d’exercice et quels sont les perspectives d’avenir ? L’Adjoint au Maire de la commune du Golfe 2 dans une interview accordée à la rédaction de ‘’le Municipal’’ pense que les mairies ne peuvent pas faire des miracles sans les moyens.

Quels sont les prérogatives d’un maire ?

Le maire est un agent de l’Etat chargé de veiller au développement de la commune à travers l’exécution des décisions du conseil  municipal. Il agit sous contrôle de ce dernier.

Que peut-on retenir des douze mois déjà passés à la mairie ?

Il faut reconnaitre tout d’abord que nous sommes en apprentissage. Il faut être formé sur plusieurs sujets, reprendre le développement communal et tout, mais malheureusement notre budget qui a coïncidé avec coronavirus est amputé. Aujourd’hui, il n’y a que le fonctionnement. On ne peut pas investir en quoi que ce soit. Ce qui se fait c’est avec les moyens de bord. Les taxes ne rentrent pas puisque la situation est dure. Aller demander les taxes en ce moment c’est vraiment la croix et la bannière. Il n’y a pas d’activités.

Quel bilan faites-vous après près d’un an d’exercice ?  

Nous sommes aujourd’hui à l’étape de la sensibilisation. Nous sensibilisons sur la nécessité de payer les taxes municipales. Les taxes de stationnement, d’encombrement et autres. Je vous avoue quand même que c’est l’étape d’apprentissage ce que nous sommes en train de faire. Il  faut au moins  un an pour que nous puissions cerner le fonctionnement d’une mairie. Mais quand même les choses ponctuelles on peut les faire. Régler les problèmes ici et là. Nous n’avons pas de gros moyens, on n’a pas d’engins, on n’a pas grand-chose, on ne peut pas faire de miracle.

Quels sont les difficultés que vous rencontrez ?

Les difficultés sont énormes. Il est difficile de changer l’habitude des gens par un coup de baguette magique. Mais on continue par les amener à la raison et leur dire que la commune c’est nous-mêmes, l’argent ne vient de nulle part, c’est ce que nous-mêmes nous produisons, c’est avec ça que nous allons investir. La transformation de la commune dépendra de chacun

Vous revenez souvent sur la sensibilisation. A quand sa fin ?

La sensibilisation ne va pas s’arrêter. Mais arrivés à un moment, nous allons joindre de petites sanctions et amendes à la sensibilisation pour permettre à tous de se mettre dans les rangs. Les sanctions commencent déjà par se pointer à l’horizon puisque quand vous ne sanctionner pas ça ne va pas faire cas d’école et on risque même d’être dans une commune sans loi et ce n’est pas bon. Il faut toujours sanctionner.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Nous savons qu’il y a beaucoup de chose à faire mais pour le moment il faut en tenir compte du budget 2020-2021 puisqu’actuellement le budget est là, on n’en tient plus compte ce qui veut dire que coronavirus a tout chamboulé. Nous demandons l’appui des partenaires pour aménager les rues et écoles. On a un projet de reprofilage des rues et avec nos partenaires nous allons prendre en compte les rues qui sont vraiment dégradantes.   

 


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